Top articles
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Toi
Toi Dans une tour de soleil Toi Dans la terre Avec mes ongles retournés Toi N'en déplaise aux loups Qui cernent mon sommeil Toi Dans la mer A la pelure fraîche lavée Avec les mille doigts du bonheur Avec le fuseau des heures enlacées Avec les continents...
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Guadeloupe
Ce poème de Tristan Cabral, le naufragé des révolutions sublimes aurait pu aussi s'intituler "Haïti". AC Guadeloupe à Sonny Rupaire Dans le silence barbelé il y a des seins de calcaire tendre et des tombes d'éclairs avec des voiliers lourds aux lisières...
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Souverains anonymes
Je suis particulièrement triste d'apprendre le décès de Pierre Légaré. Chacune de ses deux rencontres avec les Souverains valait son pesant d'or. Tellement que la première rencontre a duré 3 heures. Ce jour-là, deux gardiens ont fait une heure supplémentaire...
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Les marcheurs de rêve: Roland Giguère 2
Un dernier toast pour un grand poète, Roland Giguère (1929-2003) À la santé des volcans Roland ! Jean-Claude Germain Pour ouvrir une seule fenêtre, il nous fallait enfoncer un nombre incalculable de murs, écrivait Roland Giguère l’année où il fondait...
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L'Autre Versant (extrait)
(...) Si je ne suis pas mort c'est par respect de l'autre, pour les fourmis, les fleurs, pour un seul rire d'enfant qui me ramène à toi, pour la beauté des femmes à chacun de leur âge, pour l'aventure, le rêve qui font encore le mur, pour les vieux amoureux...
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Le même pain
La plus grande part de nous est invisible, et ce qu’on voit est différent pour chacun. Nous sommes des lieux, des paysages, des souvenirs. Nous sommes d’autres temps. Nous sommes mille choses, une table, une chaise, le goût d’une framboise, une goutte...
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J'aime la Bretagne
« Le jour où je vais disparaître, j'aurai été poli avec la vie car je l'aurai bien aimée et beaucoup respectée. Je n'ai jamais considéré comme chose négligeable l'odeur des lilas, le bruit du vent dans les feuilles, le bruit du ressac sur le sable lorsque...
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J'ai perdu pied
J’ai trop joué j’ai perdu pied avec des larmes de stylo des armes de papier les bras d’une poupée les fils des marionnettes j’ai perdu les pédales j’ai perdu mes pétales sur les fleurs du tapis mes vers qui riment à rien mes mots de porcelaine mes pieds...
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Lesbiennes d'acid
Elle s’émerveille dans le sable mouvant comme une chenille qui empoisonne son amour dans l’étreinte du liquide, mais il y a aussi la vase du printemps qui nous poignarde. * il pleut que nous sommes éphémères justement tu es de ces créatures que l’on trouve...
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Un brasier poétique
Le Salon du livre de Montréal a pour moi toujours été une expérience surréelle. Voir tant de gens réunis pour une industrie qui peine à subsister me remplit toujours de fierté. Cette année, fidèle à mon habitude, je me suis pitchée dans le tas et je me...
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Éducation
« Je condamne l’ignorance qui règne en ce moment dans les démocraties aussi bien que dans les régimes totalitaires. Cette ignorance est si forte, souvent si totale, qu’on la dirait voulue par le système, sinon par le régime. J’ai souvent réfléchi...
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Marlo
Photo de Madeleine Ghys Merci, monsieur Michel Merci, maître Garneau Le premier mai dernier, vous avez eu la gentillesse de faire écho à un texte où un certain marleau de ma petite histoire chantait sa chanson d’oiseau de bonheur. Le voici, ce texte de...
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L'âge
J'ai l'âge de l'univers qui n'en a pas qui s'en fout car il les a tous j'ai l'âge du bébé qui pleure la tragédie d'une seconde d'inattention qui vit la béatitude de s'endormir dans des bras aimés j'ai l'âge de l'enfant qui découvre le monde assoiffé de...
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Sonnet des Amériques
Début décembre, les rues et les cours soudainement enneigées me laissent songeur : se pourrait-il que nous perdions trace de ce que nous sommes, de cela qui pourrait constituer le trait commun derrière lequel nous nous rassemblions ? Bien sûr, il reste...
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L'histoire en couleur
Johanna Van Gogh est née en 1862 à Amsterdam. C ' était la cinquième des 7 frères. Il a pu étudier, a voyagé, a appris les langues,... Et a épousé Theo Van Gogh (le frère de Vincent Van Gogh) en 1889. Ils ont eu un fils l'année suivante. La même année...
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Ton absence
J’ai senti ton absence exacte au rendez-vous » Amourier Ils étaient quelques-uns à Nice dans le début des années soixante à peindre, dessiner, écrire... Marie-Claude Grail était de ces amis-là aux côtés de Daniel Biga et Ernest Pignon-Ernest qui tentaient...
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J'ai écrit l'amour
J'ai écrit l'amour, peint sa voix sur des murs hostiles, rêvé aux montagnes que la nostalgie fissure, inventé des rivières pour soulager ses sèves captives J'ai brûler des mots aux sillons des difficiles réminiscences, raturé les visages qui ne supportaient...
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Le fil de la parole
Le fil de la parole transforme les citrouilles en carrosses, les bancs de sable en château en Espagne et les alouettes en miroirs. Les mots s’affûtent au fil de la parole. Le fil de la parole est comme un fil à beurre. Le fil de la parole me déchire la...
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Dans le jardin
J'étais dans le jardin, en éveil sur la balançoire avec mon propre visage renvoyant jusqu'au coin le plus dégagé du ciel les derniers sillons du potager L'odeur de l'ombre comme on aime sentir sa gloire dévorer les os sucrés de l'abeille & sans crainte...
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Le cristal de vivre
La vie m’agrafe la peau, m’égratigne le cœur comme un crayon pointu perfore le papier. L’eau des égouts a le goût de la crasse. L’eau des ruisseaux a le goût de la soif, celui du pain le goût de la salive. Contrairement à ce qu’on dit, tous les goûts...
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Sa fenêtre
Mon amour qui frissonnes au soleil Mon amour souverain Ma règle d'or, mon assiette J'ai laissé intouchée la vie qu'on me laissait Je n'ai pas bu le vin de fièvre J'ai grimpé toujours plus haut Sur l'épaule de mes yeux Et je te vois ö mon amour toujours...
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Le banjo
Every January, I attend globalFEST at a New York City nightclub and see some of the most fantastic music I'll experience all year. Now, given the pandemic's ... Alors que plusieurs jeunes de son âge veulent briller sur TikTok, une New-Yorkaise de 16 ans,...
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J'habite l'invisible
J 'habite l'invisible. Les murs sont des collines, du ciel, des forêts. J'habite le silence. Les meubles sont des mots. La table est mise pour le vent. J'habite l'air des champs. Les fleurs attendent les abeilles. J'habite une maison hantée où les fantômes...
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Les jours barbares
J’ai passé ma journée à refendre des bûches, sous les quatre grands chênes devant la maison. Ma petite chatte était assise à côté, ses yeux bleus et ronds suivaient chacun de mes gestes. Quand mes épaules étaient plus dures que le bois, je m’appuyais...
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Le squelette de l'hiver
On a tué le rêve sans laisser de cadavre. Le cœur sous zéro ralentit sa cadence. Entre l'humus et le frimas, je traque des images sous le pergélisol. Chaque flocon a la forme d'une lettre. Sur la page encore blanche, je laisse fondre la neige pour faire...