Top articles
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Les petites maisons
Les mots - je l'imagine souvent - sont de petites maisons, avec cave et grenier. Le sens commun séjourne au rez-de-chaussée, toujours prêt au commerce extérieur, de plain-pied avec autrui, ce passant qui n'est jamais un rêveur. Monter l'escalier dans...
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Dark mother
11 septembre 2001-2021. Illustration créée par Tamara pour un poème de notre ami Richard Lewis, qui travaillait au WTC le 11 septembre, 2001. Richard n'a jamais été le même après, ses maladies mentales sous-jacentes se sont manifestées beaucoup plus sérieusement...
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Le devoir de vivre
Plus elles sont mortes, plus les étoiles brillent. Le morse des planètes est comme un SOS. Les insectes s’abritent sous la tente des plantes. Les vers luisants sortent de terre. Les taupes communiquent par des tunnels aveugles. Les toiles d’araignée se...
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Ce que je suis
Je suis ce que je suis. Je suis ce que j'entends. Je suis ce que je vois. Je suis ce que j'écris. Je ne suis pas le troupeau mais la peau et les os. Je passe les frontières par les chemins de contrebande. Je ne suis pas la ligne mais la mine du crayon....
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Il fait Dieu
Il fait Dieu. Il fait mal. Il fait monnaie partout. La terre est au plus mal. Il fait noir. Il fait bombes. Il fait tombes. Il fait sombre. Il fait la croix et la bannière. La Bourse fait la pluie et les prêtres l'orage. Il fait profits et dividendes....
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Défense d'afficher
« Défense d'afficher » d'où nous venons, ce que nous sommes, où nous allons aujourd'hui et peut-être plus ou moins demain, défense d'afficher les hauts de cœur que nous offrent la guerre, la pauvreté, l'horreur ..., défense d'afficher ce que nous faisons...
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La maison longue
La maison longue pouvait atteindre de 36 à 60 mètres de longueur. Dix à douze familles vivaient ensemble sous ce toit. C'est en cercle, autour du feu principal, au centre de la maison, que les Anciens de chaque famille se réunissaient pour parler et s'entendre...
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Juste ciel
Le ciel, en jargon d'ici, est tantôt le maître, tantôt le grand nez des moissons, avec ses gants blancs, sa popeline impeccable. Des reflets gris courent sur ses manches : c'est plus bleuté autour du col. Son allure de vieillard douteux ne trompe personne....
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Le vent du Québec
Le vent du Québec rend un peu fou même le temps perd la tête en juillet pluie soleil frissons bouleversent l’ordre des choses l’irrationnel devient monnaie courante le plus élémentaire raisonnement bascule la saveur de l’accent module les variations du...
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La semence
Je porte la présence d’une morte, sa semence vivante. Elle me redonne souffle. Je porte sans comprendre son âme dans mes mots. Je porte dans ma voix les hurlements d’un loup. Ma mère chante en moi. Mes enfants cognent du poing aux parois de mon ventre....
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L'élan vers l'autre
« […] La pauvreté appartient au monde de la prospérité, paradoxalement ces deux états sont liés. Quand j’étais jeune, ma mère ne manquait jamais l’occasion de nous rappeler que le pauvre était l’enfant du riche, autrement dit que la richesse carburait...
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Montréal
Ça faisait longtemps. Des années, en fait, que nous n’avions pas passé tant de temps ensemble. Je viens souvent, mais jamais pour te voir. Aussitôt le boulot terminé, je saute dans le train. Tes rues décorent les fenêtres des taxis dans lesquels je te...
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Mauve est un verbe
Ce recueil bouleversant, à la fois cri de détresse et déclaration d’amour, trouve sa source dans l’expérience intime de la violence conjugale. Éclatées, contradictoires, mais surtout sincères, les images nous plongent dans les tiraillements bien caractéristiques...
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De la broue dans le toupet
Il y a ceux qui n’arrivent à rien, ceux qui reviennent de tout, ceux qui n’arrivent qu’à eux sans regarder les autres, ceux qui s’étouffent en érigeant des murs, ceux qui se pendent à ce qui reste de vie, ceux qui parlent sans rien dire, ceux qui disent...
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On dit pas les mots
Où allons-nous ? Que faisons-nous ? L’âme est à l’étroit dans notre corps en location. Aliénés par le superflu, on détruit ce qui suffit pour vivre. On a troqué l’intelligence pour des idées toutes faites, le temps pour des horloges, l’espace pour des...
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Courir le Guillevic
Qui n'a couru le guillevic entre deux méridiens ? Bien dans ses gênes, Eugène ! À Toronto, torse nu dans sa chambre; au Balaton «j'ai du bon tabac».., à Struga, à Massa, à Helsinki... Plus secret qu'il n'en a l'air (économiste, germaniste, communiste)....
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La construction du monde
Je crois que la conscience en se développant devrait arriver à dépasser la chaîne du manger ou détruire l'autre pour survivre. La conscience, je ne sais par quel biais (encore inimaginable dans son ouverture actuelle) devrait pouvoir évoluer jusqu'au...
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C'est la guerre qu'il faut tuer
Oeuvre Olivier Jauzenque On dit que les poèmes ne servent à rien Que les fusils sont plus forts que les mots Mais c'est la guerre qu'il faut tuer Les mots de la paix sont innocents et faibles Ils ne portent pas des blessés dans les bras Ils n'enterrent...
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Tout au long de ce jour
Je t'enverrai de mon repère de rêveur des mots de tous les jours, des lumières que l'on trouve uniquement dans la vraie vie, comme cet échange de regards que nous avons eu ce matin et qui viendra me réanchanter tout au long de ce jour .... Bernard Perroy...
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Nouveaux délits
Outre que j’en écris depuis maintenant 18 ans, il devient de plus en plus difficile pour moi d’écrire un édito. Comme la sensation de rajouter juste du bruit au bruit et la cacophonie actuelle qui ferait honte à une cour de récré est devenue juste insupportable....
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L'état des lieux
Rien ne change à St-Fer, sinon pour le pire. On s’apprête à élire * les mêmes sniffeux d’essence, les mêmes adorateurs de sous noirs, les mêmes poseurs de bâillon, les mêmes lécheurs de bottes, les mêmes qui jouissent à la vue d’une pépine ou d’une benne...
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Comment
Jamais plus toujours pas les questions finement tranchées touchant la naissance du monde à la surface de nos rêves credo des visiteurs de qualité ils observent nos mille milliards de cœurs insatisfaits adieu corps gloire vortex adieux yeux aux couleurs...
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Sur la tablette du haut
Des montagnes enjambées de pylônes encerclent le village. D’immenses pales tranchent le ciel en kilowatts amers. Tout se mélange dans ma tête, un nectar de bonnes nouvelles, un hectare de mauvaises, des huées de colère, des hourras de bonheur. Où est...
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Les questions sans réponse
…et s’en vint à nous l’écriture à la fois solfège et musique soleil et gnomon jusqu’alors accaparée tels les chaumes qu’on brûle pour affamer alouettes et glaneuses par de hautains feudataires ou des moralistes châtrés Désormais pas d’autres raisons d’être...
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Ténu
Je vois le ciel, il est trop haut. Où ai-je posé - ou perdu - le rire, la joie, les mots riches de riens ? J'avance le long d'une barrière verte et ajourée, amie, mais une barrière quand même. D'un côté les fleurs, les pelouses tendres, un univers de...