Top articles
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Jardin de Chaumont
Don de l’ONF Pascal Convert « Ceux de 14 » Souche à l’encre de Chine Jardins de Chaumont sur Loire. Il suffit de s’assoir sur le banc, face à elles. Elles sont une vingtaine, juste posées sur des stèles de ciment, dans un espace d’herbe tendre, un...
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La migration des présences
Comme la mort de l'été la migration des oiseaux remplit mon ciel tous ces départs sont une ode fluide un ballet aérien leur absence en devenir est en elle-même une présence anticipée je fais la conversation avec l'ombre de mon père qui aurait cent-quatorze...
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Les marcheurs de rêve: Édith de la Héronnière
L’œuvre d’Édith de la Héronnière s’est imposée jusqu’à présent à travers deux genres littéraires : – le récit de voyage avec deux textes magnifiques : La Ballade des pèlerins, paru au Mercure de France en 1993, et Du volcan au chaos, journal sicilien,...
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Il y a l'ombre
Il y a le drame ordinaire du calendrier Qui numérote en noir les jours Pour en faire des vies Il y a aussi les cadrans Qui tiennent l’heure Mais ne retiennent pas le temps Puis il y a l’ombre Qui traque pas à pas les aiguilles De toutes les horloges du...
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On va rien lacher
Ma petite gueule d'amour, mon Polo, mon ami Châtaigne. On va rien lâcher, on va aimer, regarder derrière pour rien oublier, ni les yeux bleus ni les regards noirs. On perdra rien, peut-être bien un peu, mais ce qu'il y a devant, c'est si grand. Ma petite...
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Dentelle
Alors, on fait de la littérature comme on tisse, on reprise les mots en contournant les vides, les espaces ajourés qui en font la beauté. Je suis tout tricoté des points multiples de la rencontre comme on frémit les napperons. Quand tout s'assemble, se...
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Pierre-Albert
Pierre-Albert Familiarité supérieure avec la beauté à la fin du repas, souvent, il prend un livre sur les rayonnages, derrière lui, et le montre à un ami ou bien c’est un dessin, une pierre. Après son café il se sert encore du vin. Il n’a pas mangé beaucoup....
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Un peu de rose dans le gris
" un peu de rose dans le gris lever de soleil sur le parking ça va très bien avec les lauriers nauséants des rond-points on dirait un rap triste ou une chanson de Lana Del Rey la pluie crépite sur tout ça tout doucement ce matin pas d'illusion sur le...
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Une moitié d'amour
Perdu dès ma naissance, j’apprends à m’égarer de mieux en mieux. Je me suis fait les dents au pain froid des questions. J’aime ce qui s’entête à pousser dans les ruines, les ronces, les gouttes d’eau, même les boites de conserves où la rouille dessine...
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Petit cousin
J’ai des montagnes de souvenirs de toi petit cousin de tes premiers pas tes grimaces de citrons la chasse aux vipères dans les rocailles C’était tellement bon ta minuscule main dans la mienne quand tu découvrais la vie alors que le mienne avait été ébréchée...
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Planète bleue
Au plus lointain, j’ai vu l’explosion fulgurante d’un chaos torride et, dans un océan éblouissant de lumière, un magma de matière informe se répandre. Puis, sous mes yeux étonnés, de gigantesques masses nébulaires se sont disloquées. Les fragments, s’enroulant...
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Ce qui compte
Ce qui compte le plus ce n'est pas de vivre avec des mots plein la bouche et des comètes sous les pieds mais de trouver parmi tant de marcheurs épais sa poussière blanche sa houille. Ce qui compte le plus ce n'est pas d'arracher la croûte qui nouait le...
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Je serai là
je serai là tu le sais bien au bout des doutes et des errances des certitudes et leurs prisons il en faut de la déraison quelques dessins et leurs gros traits l'oubli du vrai que nous étions il eut fallu se souvenir tu sais très bien que tu m'inventes...
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L'immigré de l'intérieur
Camarade, Courons, de froid en nuit, de trottoirs en poubelles La ville m’a chassé j’ai migré mauvais côté du rire côté mal espoir j’ai migré vers ces banlieues sans travail Là où, à l’arrache rêves, Là où la nuit tue ses enfants Là où l’on a faim, froid...
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Enivrez-vous
Il faut être toujours ivre. Tout est là : c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve. Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre...
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Nativités
Je ne sais de la force qui m'anime de quoi m'être le plus cueilli de son origine ou bien de sa puissance Il me parait sans en être certain que la première fait genèse à la seconde Les heures ne comptent plus sur moi qui ont lâché l'affaire de leur commerce...
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Noel
Poème de Luc Bérimont. Musique de Léo Ferré.De l'album Café de la danse 1989. (Paroles ci-dessous.)Madame à minuit, croyez vous qu'on veille ?Madame à minuit... Madame à minuit, croyez vous qu’on veille ? Madame à minuit, croyez -vous qu’on rit ? Le vent...
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Pas de repos
J’écris pour me vulgariser, pour me massacrer, et ensuite pour m’ôter de l’importance, pour me délester : que le texte prenne ma place, de façon que j’existe moins. Je ne parviens à me libérer de moi que dans deux cas : par l’idée du suicide et par celle...
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Dubitation
Dériver du droit fil de la pensée Un ange passe au milieu du discours Biaiser le torrent des mots qui dévalent Infiltrant les moindres fissures de l’intime Trépaner le cerveau des apparences Asphyxiant les racines du discernement Transmuer sa certitude...
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De fil en aiguille
J’ai souvent entendu dire que le feu purifiait. Alors comme je me sentais déboussolé par tout ce qui advient autour de moi, j’ai décidé de me purifier. Que vais-je donc brûler? Pas un simple morceau de bois. Ce n’est pas assez symbolique. Tiens, pourquoi...
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Une certaine vérité historique
"Dans sa Vie anecdotique Guillaume Apollinaire écrit comment Blaise Cendrars lui a rapporté le témoignage d'un ouvrier Américain qui avait assisté à l'enterrement de Walt Whitman la légende raconte une joyeuse bacchanale d'enfants et de clochards de putes...
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Dans le noir
Vingt ans plus tard, sur une photographie jaunie, on lit la peur dans les yeux des fusillés. Sont-ils encore vivants dans la mémoire du monde? Quelque part, dans un tiroir déglingué, parmi quelques cailloux et des billes de verre, j'ai conservé l’œil...
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Quelqu'un
Quelqu’un commence à parler dans une chambre et c’est bien tard sans doute, quelque chose a changé ou s’est perdu dans la tête de celui qui parle et ce qu’il dit ne ressemble que de très loin à son mal, c’est peut-être que la mémoire devient plus profonde...
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Les jambes du monde
Lorsque l'argent se mêle à la vie, chaque heure devient une cage, chaque seconde un barreau. Où va ce pauvre monde, un pied dans le désastre et l'autre dans le rêve, une main dans le déni et l'autre dans la merde? Du désarroi à la révolte, où va l'autre...
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Les justes
Un homme qui cultive son jardin, comme Voltaire le voulait. Celui qui apprécie qu'il y ait de la musique sur terre Celui qui découvre avec plaisir une étymologie. Deux employés qui jouent dans un café du Sud un échec silencieux. Le céramiste qui prémédite...