Top articles
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Dans les mains de Monique
Je viens de retravailler un petit poème pour saluer la poète Monique Laforce. Durant quelques années, Monique a été ma voisine dans le quartier Saint-Sauveur. Nous partagions la même cour. J’ai essayé d’évoquer, tout simplement, le souvenir de nos discussions...
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Credo
L'aube est comme un drap jauni sur le ciel Regarde les rideaux durcis les mouches du piano la chaleur de la serveuse les traces de doigts noirs sur sa robe le café sera tiède comme une langue étrangère A cette heure-ci le clochard a répandu sa vie dans...
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Chasse
La Vérité ne sort pas nue du puits où, d'ailleurs, il aurait fallu la jeter précédemment. Elle n'est pas limpide et n'a pas cette clarté que l'on prête aux eaux puisées, cette fraîcheur d'oasis et cette parole flûtée de source apprivoisée. Non, la vérité...
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Perdu dès ma naissance
Perdu dès ma naissance, j’apprends à m’égarer de mieux en mieux. Je me suis fait les dents au pain froid des questions. J’aime ce qui s’entête à pousser dans les ruines, les ronces, les gouttes d’eau, même les boites de conserves où la rouille dessine...
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Le poète
Ah! le poète écrit pour le vide des cieux Pour bleu que l´hiver ne parvient plus à voir ! il écrit dans la conjuration des silences de neige Des étouffements de fêtes fallacieuses ! et dans le manque, et dans la matité, chacune de ses lignes est comme...
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Oiseaux
Vous parliez doctement de choses si sérieuses Avec l’air compassé que font les habitudes Et je passais mon temps à guetter vos reflets Bien plus fidèles à vous que ces grands bavardages Ailleurs En deçà Des oiseaux rachitiques s’étiolaient à la terre...
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Les voleurs de couleurs
Jeanne aimait toutes les couleurs. Dans ses mirettes, elle emmagasinait les nuances, les textures, les coulures. Elle aimait les ocres de la terre, les heures sépia, le Lapis-lazuli, le cinabre, sang de la treille, le cobalt d une trouée de ciel, les...
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Nous ne vieillirons pas
Oui, nous rajeunirons Dans les rides de l'aube, L'écorce aura en nous L'empreinte des matins, . Nous serons secourus De sèves passagères, Aimantés par le souffle Aux sources du grand vent, . Avec chaque blessure Nous serons humbles et tendres, Patients...
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Ginette Letondal chante Emmanuel Coke
Select Mini-Micro SMM-733.017 Canada 1966 Remarquable, tant par sa beauté que par son talent, Ginette Letondal est une comédienne et une actrice québécoise née à Montréal en 1930. Elle est issue d'une famille où la tradition musicale occupait une place...
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Peu de chose
Les Éditions Chemins de Plume sont heureuses d'annoncer que leur auteur Ile Eniger voit son magnifique livre d'artiste "Peu de Chose" publié par Le Libre Feuille avec encres et gaufrages de Michel Boucaut, avoir remporté la haute distinction de l’appel...
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Les marcheurs de rêve: Serge Lemoyne
Serge Lemoyne Chantal Guy La Presse Si j’étais riche, j’aurais plusieurs toiles de la série « bleu, blanc, rouge » de Serge Lemoyne, qui a inscrit pour toujours les couleurs du Canadien de Montréal dans l’art contemporain. Serge Lemoyne est le premier...
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Le coeur et le reste
Ton auto jappe sur la finance. L’autobus rote au coin des rues, éclaboussant les cyclistes rêveurs. Il te reste ton poing pour écrire, ta bière pour prière, ton loto pour espoir. Oncle Sam t’a tout pris, le cœur avec le reste. Tu as perdu l’amour dans...
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Au cimetière
J ’écris dans un cimetière. La vie survit entre les tombes, les doigts de l’herbe, le gravier. Les bruits s’effacent peu à peu, happés par l’humus, digérés par la pierre, grignotés par le vent. Je ne suis pas seul. Des âmes traînent leurs pieds invisibles...
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L'arbre de Diane
I J’ai sauté hors de moi à l’aube J’ai abandonné mon corps à la lumière et j’ai chanté la tristesse de ce qui naît. III La soif seulement le silence aucune rencontre garde-toi de moi mon amour garde-toi de la silencieuse dans le désert de la voyageuse...
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Il faut vivre, disait-elle
On s'habitue à peine à la vie qu'elle fait déjà sa valise, écrit Jean-Marc La Frenière. L'auteur se rappelle sa mère. Il faut vivre, disait-elle. La Frenière a bien compris le message et c'est à sa façon qu'il a décidé d'occuper ce lopin de vie qui est...
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Les sauvages sont passés
Attendre dans l'ainsi de l'incertitude, ça donne mal au ventre autant que si t'étais femme et que l'enfant à venir te faisait languir avant de voir le jour. Ça t'occupe toute la journée: par bouttes, tu files très jarnicoton et par bottes tu te défiles...
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La transparence du jour
T u es la transparence du jour Tu es la mémoire de ce qui sera ville ouverte sur un monde que tes mots auront bâti. Tu es comme un temps sans durée, celle dont le regard apprivoise l’espoir et lui donne raison à jamais. Tu habites entre deux lieux, deux...
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Les gares oubliées
Les voies désaffectées de chemin de fer, les gares oubliées me réconfortent. Je ne me conduis pas comme un esthète qui se réjouirait de l’étrange, des collusions imprévues. Elles semblent me chuchoter que la nature sera toujours plus forte que la mainmise...
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Le chant des partisans
LE CHANT DES PARTISANS (Chant de la Libération) http://anna-marly.narod.ru/annamarly.html(Paroles de Maurice Druon et Joseph Kessel Musique d'Anna Marly)(сло... LA COMPLAINTE DU PARTISAN (1943)Enregistré en 1963 par Anna Marlyhttp://anna-marly.narod.ru/La_complainte_du_partisan.htmlParoles...
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Mourir comme Bessie Smith
Il n’y a plus de place à l’hôpital. Il n’y a plus de place nulle part et les prisons débordent. Il n’y a plus de place dans ma tête. Il n’y a plus de places assises. Le docteur est parti. L’infirmière est malade. Je vais mourir sur le trottoir, tout au...
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Le vrai du paysage
L a petite fille du temps s’amuse avec la terre. La grand-mère de l’espace lui a tressé des nattes. Les cousins de l’automne ont des taches de rousseur. Les pas prolongent la respiration. Les gestes font des mots qui froissent le papier. Les arbres tendent...
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Le long des remparts
"Le long des remparts extérieurs de Jérusalem où avant 1967 passait la frontière et où les armes à feu cherchaient des corps à abattre, nous marchons et il me montre des pierres lourdes comme du plomb. C'est un limpide matin de février, on ne parle pas...
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Ce que j'aime
Je m’aperçois d’une chose : au fond ce que j’aime, ce qui me touche, c’est la beauté non reconnue, c’est la faiblesse d’arguments, c’est la modestie. Ceux qui n’ont pas la parole, c’est à ceux-là que je veux la donner. Voilà où ma position politique et...
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Un vieil héron
Il y a plus de trois ans qu’un vieil héron tout déplumé vient chaparder mes truites. Drôle de monsieur personne, avec sa patte levée, il ressemble aux roseaux qui croissent sur la rive. Quand il s’envole, le ventre plein, on dirait une roche qui essaierait...
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A Gilbert Langevin, poévivant
Je dis à une femme je dis à un homme Gilbert est mort. Qui ? Gilbert Langevin. Connais pas ils disent en se commandant un autre pichet. Je dis c'était un des plus grands poètes du Québec et il a écrit des chansons pour. Ils disent nous autres la poésie...