Top articles
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Toujours au bord
Toujours au bord. Mais au bord de quoi ? - Nous savons seulement que quelque chose tombe de l’autre côté de ce bord et qu’une fois parvenu à sa limite il n’est plus possible de reculer. - Vertige devant un pressentiment et devant un soupçon : lorsqu’on...
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Le jardin botanique
C’est un pensionnat de plantes, dirigé avec rigueur comme une école de bonnes sœurs. Les herbes, les arbres et les fleurs poussent avec décence sans luxuriance végétale, en se gardant des caresses interdites avec les bourdons. Elles sont retenues par...
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Le jeu d'échecs
I Impassibles dans leur coin, les joueurs Guident les lentes pièces. Une guerre Jusqu’à l’aube les retient au sévère Damier où se détestent deux couleurs. Du centre rayonnent de magiques couleurs : La tour homérique, l’agile cheval, La reine écrasante,...
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L'échine du vivre
E l le écrit dans les creux de vent, contre les canisses d'enfance. Elle dit "je cherche le lieu, l'état, ce qui ne trahit pas". Ses phrases maigres, mal attifées, ont un crédit de cahier d'écolière. Les ratures font le texte en chantier, la pensée exige,...
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Marcher
J'ai toujours eu besoin de marcher, surtout sans but. Triturant les secondes, cherchant sans fin ce que dehors recèle de dedans, recherchant la lumière quand les ombres s'allongent, chacun subsiste comme il peut. On bute contre un mur. On glisse. On dérape....
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Le poème de l'hévier
un jour l'évier se prit d'amour d'amour pour une petite étoile bleue dans un coin de la fenêtre à la cuisine il se confessa à la toile cirée et au pot de moutarde il pleura sur les couverts déjà mouillés un autre jour l,évier se déclara : petite étoile,...
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À ma fille
Regarde en arrière, il pleut des gens. Neige tremblée, mouchetée, tombée d'origines multiples. Mémoires anciennes donnant chair au présent, tu es leur sillage ma fille. Le passé n'est visible qu'au drapé du rideau qu'on soulève parfois. Dans...
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L'encre et la lampe
Je laisse derrière moi quelques traînées de poussière de papillon Moi à peine cogné à la lampe de la vie humaine belle et triste à la fois moi contre la vitre froide des adultes si loin de mon pays natal envolé quelques amis sauront lire dans ma poussière...
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Un cahier ouvert
C'est d'un cahier ouvert sur le coin de la table que je ne dirai rien. Les jeux, les séductions, les germes d'artifices, j'y pense quelquefois mais le rien q... C'est d'un cahier ouvert sur le coin de la table que je ne dirai rien. Les jeux, les séductions,...
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Le ciel de Riopelle
Je suis très ému. Mon poème « Le ciel de Riopelle » est maintenant disponible en balado pour les visiteurs du Musée national des beaux-arts du Québec. Le texte de présentation dit ceci : « L’Hommage à Rosa Luxemburg », la plus grande œuvre jamais réalisée...
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Valdombre
À Saint-Léonard, sur la rue Valdombre, une jeune fille de 15 ans a perdu la vie dans un événement qui a toutes les allures d'un règlement de comptes entre gangs de rue. Cette rue est nommée d'après l'écrivain Claude-Henri Grignon, qui adoptait le pseudonyme...
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La fleur ne sait pas qu'elle va mourir
La fleur ne sait pas qu’elle va mourir je le sais pour elle je le sais pour moi je le sens chaque matin chaque aube l’aube d’avant le matin l’aube avec encore un peu de nuit qui traîne les morts le savent qui meurent à l’aube sans leur petit déjeuner...
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Miroir d'exagération
Je suis un métis felquiste un genre Machu-Picchu L'inaccessible star de rien Je suis un sauvage exclusif un fier macho Mig'mack L'intransigeant catastrophique Je suis un néo-socialiste repenti un insultant de classe inférieure L'encyclopédiste de l'underground...
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Tu te souviens
tu te souviens papa nous avions comblé le vide de nos vingt cinq ans de mots en longues marches le long de l'eau je t'ai parlé de mes désirs et toi de tes renoncements tu m'as raconté comment pourquoi on en arrive là et tu m'as dit de ne jamais dévier...
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L'invasion du futur
Je crains l'invasion du futur plus que le reflux du passé., où les images qui émergent ne demeurent jamais longtemps. épaves déjà corrompues de celui que je ne fus pas, malgré ce qu'elles disent, lumières revenues à leur enroulement après en avoir surgi...
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Arbeit macht frei
Ils mettaient le train en marche quand l’heure arrivait. Voitures fermées, wagons attelés, le chemin était tout droit. Ils regardaient le paysage, le temps d’une distraction ; mais aussitôt ils recentraient leur attention sur les rails, plaisantant en...
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Les veilleurs de Londres
Le vent se souvenait d'une haleine lointaine La Tamise égrenait lentement ses colliers Au bout des rails trônaient les gares souveraines chères aux déserteurs et aux désespérés - Les gens marchent et nul ne s'arrête devant les marelles déguisées en paysages...
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Seules les traces font rêver
Je ne peux me retenir de partager un poème que je viens de retrouver dans mes carnets. Pour préciser, je dois dire que, bien que j'écrive tous les jours, pour composer un livre de poèmes, j'ai besoin d'être en décalage avec mes textes. Depuis janvier...
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Partout un cri de soif
Nous n’avons plus d’autre choix que de lutter dès aujourd’hui afin que le chant de la vie ne devienne pas cri de soif de la terre épuisée qui l’annonce, inexorable cri de soif qui dessèche l’incalculable beauté du vivant où se crée ce qui nous assemble...
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Notre choix
Somptueuse, bordée de gel, brûlée de froid, sèche et blanche, la Ste Victoire dresse son serpent calcaire sur les terres provençales. Bornée du cuir nu des labours, un front de nuages penché sur sa nuque, elle veille. Beauté paisible, puissance sereine,...
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Québec
Québec, je me souviens l'été frileux, les soirs. Les volutes de foin d'odeur et de sauge. Les fantômes des ancêtres dans les flammes des feux. Les longues routes longues emmenant les pas et les pensées. Je me souviens les joies simplement joies et les...
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L'impatience du monde
à Thomas Vinau Je passe d’une ligne à l’autre en nomade immobile. L’importance du voyage n’est pas dans la distance. Je suis allé plus loin assis sur un banc qu’en traversant tous les États-Unis. Il y a certains visages où l’on voyage très loin. D’autres...
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La terre sous les pas 2
La plus grande part de nous est invisible, et ce qu’on voit est différent pour chacun. Nous sommes des lieux, des paysages, des souvenirs. Nous sommes d’autres temps. Nous sommes mille choses, une table, une chaise, le goût d’une framboise, une goutte...
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Océan
1. Mer pleine encore mouettes immaculées sur les hauts promontoires calme océanique. 2. Lente, très lente la mer quitte les rochers laissant une frange d’algues archaïques qu’un corbeau avide fourrage avec fièvre. 3. Les sables à présent dénudés tantôt...
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Le papier
′ Pendant longtemps, j'ai dû me battre contre un sentiment d'aversion pour mon pays ; maintenant je commence à m'habituer à toutes les horreurs qui composent la condition humaine... Heureusement, il y a un seul salut : la morale, le monde de Les arts,...