Top articles
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Soeur de feu
«Vous avez détruit la beauté du monde!» Tel est le cri ultime lancé par la poète Huguette Gaulin alors qu’elle s’immole sur la place Jacques-Cartier, à Montréal, le 4 juin 1972. C’est aussi sur ces mots insoutenables que renaît la série Point final consacrée...
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Encore une fois le Brésil
photo : scène de pyro montée sur Copacabana, prête pour le spectacle du soir Et encore une fois, le Brésil... Aéroport de São Paulo sous la pluie, escale avant Rio, et l'avion redécolle. Musique latino sur les oreilles. Je ne sais pas encore que je suis...
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Les marcheurs de rêve: Patrick Laupin
Patrick Laupin. Écrivain. Né en 1950 à Carcassonne. A publié une vingtaine d’ouvrages de poésie, prose, récits, philosophie. Tentatives de restitution des lieux de la mémoire et de leurs effets vécus en corps. Depuis 2009, il organise à Lyon des journées...
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Lettres aux jeunes poétesses
"Ici, tu liras Edith Azam , Rébecca Chaillon , Adel Tincelin , Ryoko Sekiguchi , Nathalie Quintane, Liliane Giraudon , Sandra Moussempès, Chloé Delaume , Michèle Métail, Ouanessa Younsi, Rim Battal , RER Q ( Etaïnn Zwer , Claire Finch , Elodie Petit ,...
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Que l'amour soit donné
Que l’amour soit donné aux hommes qui ont soif, à ceux que l’on rejette, à ceux qui n’ont connu que le pain noir et l’eau, ceux qui apprennent à lire dans l’alphabet du cœur et qui n’ont pour écrire que le sang des douleurs, aux bêtes qui ont froid, aux...
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L'usage du monde
« La calamiteuse météorologie de ma ville natale, Genève, nous garantit de nombreux jours de pluie. Sombres dimanches où je dévorais, entre six et sept ans, tout Jules Verne, Curwood, Stevenson, London, Fenimore Cooper, à plat ventre sur le tapis de la...
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Tout n'est peut-être pas perdu
Tout n’est peut-être pas perdu Puisqu’il nous reste au fond de l’être Plus de richesses et de gloire Qu’aucun vainqueur n’en peut atteindre; Plus de tendresse au fond du coeur Que tous les canons ne peuvent de haine Et plus d’allégresse pour l’ascension...
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Le deuil de Buenos Aires
à mon amie Aurélie ( Aure Lia ) La lune de l'avenue Callao elle broit des cailloux noirs de solitude et d'absence Buenos Aires ne danse plus Les airs farouches de tango ont désertés les trottoirs sidéraux les tambours en rut se sont tus les petits vendeurs...
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Le mot frère
à Yves Heurté Le mot frère existe-t-il Sans qu'on l'habille d'un drapeau ? J'appelle camarade Le pain nu sur la table Où chacun prend sa croûte. Les étoiles sont mes sœurs. Les arbres sont mes oncles. La sève au bout des branches Nous parle des racines....
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A ceux qui restent
Je mourrai demain, dans une semaine, dans un an, très vieille, Je mourrai de peur, d’une maladie ancienne, d'un accident Dans un hospice ou dans un parc En plein centre-ville, en regardant mes arrières petits-enfants grimper sur les cordes raides Les...
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La nuit errante
Nous avons négligé le simple pour l’insignifiant, nous avons choisi l’or qui tache les mains au lieu de l’amour qui est sans prix. Nous avons choisi la haine, la rancœur, l’amertume et nous ne sommes plus que de maigres feux éteints dans la lande. Oui,...
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Étaient-ils un peu vrais
Étaient-ils un peu vrais ou les ai-je rêvés, Ces amants qui erraient sur le bord du canal ? Les portes du matin qui s’ouvraient à l’été, Offraient à ces deux-là l’aurore boréale. Étaient-ils un peu vrais, ces enfants qui s’aimaient, Qui se donnaient la...
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Comme une cicatrice
Comme une cicatrice qui fend la vie en deux, de la gorge au nombril, qui laisserait derrière les temps de l'amertume, de tous les à peu près, et tout devant, là-bas, les rêves que l'on fait, ceux devenus réels quand on les a touchés, vérifiés, caressés,...
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L'essentiel
Il faut faire du partage de rien un partage de tout, un portage en canot, un passage inconnu. Mille objets familiers se transforment en légende. Les mots survivent à l’absence et au chagrin d’amour. La sève des érables coule comme le sang dans les veines...
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Elle craint
Elle craint de perdre de vue son image de ne plus savoir à quoi elle ressemble de perdre de vue sa maison de ne plus savoir si la porte s'ouvrait à l'ouest d'apprendre qu'un chemin a pénétré chez elle empilé les chaises sur la table que le platane du...
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Part d'ange
20 juin 2021 Voilà, depuis six mois, à la suite de l’accident du caillou au cerveau, je joue les prolongations. J’aspire la vie avec plus de profondeur, plus de présence, dans ses effluves , je crois. Cette semaine, je voulus écrire le terme rééducation...
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Tu n'as qu'une histoire
Tu n'as qu'une histoire. Ton histoire incommensurable. Elle s'étend à perte d'étonnement sans perfection dans les couloirs de la passion. Ton histoire est précieuse. Moi, j'exige de toi un silence. Pas de ce silence des états communs aux aguet du moindre...
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Autre chose
Il faudrait pouvoir écrire autre chose. L’immensité du matin. Le passage des fleurs dans les fleuves souterrains. Il faudrait pouvoir quitter la parenthèse pour la genèse. Il faudrait pouvoir dire la dimension terrible de l’amour. Mais aussi son salut....
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Ile Eniger ou la fleur dans les ronces
« Entre le goût des images cosmiques, la quête d'un autre souffle ou la recherche du sien propre, il y a un espace d'une prose attentive, juste, d'une réflexion, d'une beauté qui s'accomplit, d'un chemin de feu pour se connaître, aimer et apprendre. A...
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Mon père
Je ne sais pas, je ne sais plus Dans le jardin centenaire Ce que tu me disais de faire Ta voix s’est depuis trop longtemps tue Dans les allées de roses trémières Sur les vitres de la vieille serre Parfois j’ai aperçu Comme ton ombre qui erre Tes pas dans...
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Je ne sais pas encore
′′ Je ne sais pas encore si j'ai appris quelque chose ! J'ai appris à avoir un foyer heureux, mais je me considère chanceux à cet égard parce que j'aurais pu y arriver. Tout le monde a un côté superficiel et un côté profond, mais cette culture n'a pas...
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Le glaieul
Glaïeuls, 1949, Vu Cao Dan (Vietnam 1908-2000) Le glaïeul a reçu son nom -- visuellement, passivement -- du glaive. Il est un glaive qu’on ne manie pas, qui ne coupe pas, un glaive dont la pointe est si fine, si bien dessinée, mais si fragile, qu’elle...
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Le peuple d'en bas
"Ce qui rend un homme malheureux, ce n'est pas de mourir, ni même de mourir de faim. Beaucoup d'hommes sont morts.Tous les hommes sont mortels. C'est de vivre dans la misère sans savoir pourquoi, de travailler comme des bêtes sans rien gagner, d'avoir...
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Supercherie
Tout commence en 1974 quand Romain Gary, 60 ans, réalise qu’il est catalogué « gaulliste démodé ». Gaulliste, oui, démodé, non ! Il invente alors un personnage, « Emile Ajar », mystérieux écrivain vivant au Brésil et publie alternativement sous son nom...
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On pense trop
La machine à l'abondance nous a donné la pauvreté. La science nous a transformé en cyniques... l'envie nous a rendus durs et méchants. On pense trop et on entend peu. Plus que des machines, nous avons besoin d'humanité. Plus que des compétences, nous...