Top articles
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Bateau lavoir
je m'en vais te le dire moi le Paris que j'aime et qui vit dans ma tête je ne vois rien du vrai que tout ce que j'y mets et tout d'abord tu sais ce serait le printemps en quittant Austerlitz au long des grilles et du jardin des plantes les platanes qui...
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Tendre les bras
Tu me fais tendre, oui, tu me fais tendre les bras. Je te retrouve partout, dans un nuage qui passe, une ligne qui dépasse, un arbre qui s'agite, une colline qui penche. Je te lis sur les nervures des feuilles, le lit d'une rivière, le cristal des roches,...
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Paix
La paix, je la demande à ceux qui peuvent la donner Comme si elle était leur propriété, leur chose Elle qui n’est pas colombe, qui n’est pas tourterelle à nous ravir, Mais simple objet du cœur régulier, Mots partagés et partageables entre les hommes Pour...
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La volonté du simple
Sous les bombardements, comment pleurer tant de morts ? Leur âme ne quitte pas le corps. Elle se multiplie dans celle des vivants. Les mères maigrissent à vue d’œil à tant verser de larmes. Elles cherchent leur enfant sous une école en ruine. La précision...
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Dispositions générales
La première loi, la peur plus grande si elle naît de bonne heure. La deuxième, l'étonnement qui ne cesse qu'en la tombe. La troisième loi opprime mais on en ignore le nom. La quatrième loi, la haine qui ne meurt que lorsqu'elle mord. Le reste survit avec...
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Quand Dieu se réveillera
Je distille la vie comme un alcool Je la consomme à crédit La vie n’est pas pressée Et pourtant, quand Dieu se réveillera Je ne serai peut-être plus là ! Alors, qui donc lui dira Que la vie est une violence ? Et même si, lucide, il répondait : Et la mort...
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Moisson
Tu es cette mère que j'ai perdue Mais comment croire que la mort avait pu t'emporter Dressée dans mon regard ou rôdant dans ma tête tu ne me quittais plus Pourtant tu étais l'absente Une absente si présente que forcément un jour ou l'autre tu allais apparaître...
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La maladie d'Alzheimer
Elle décroche le téléphone importun, prend le message, oublie le message, oublie qui a appelé. Une de leurs filles, devine son mari: oui, mais celle qui a les chiens, les enfants petits, le garçon Jed ? Comment savoir, comment savoir quoi que ce soit...
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Une patte blessée
Publié le 13 janvier 2012 par la freniere Malgré ma grammaire bancale, mes vers de mirliton, mes phrases inachevées, mes cris à quatre pattes, ma douleur debout, j’écris mieux que je suis. Au bord d’exister, j’essaie d’en approcher. Je vis à pas de loup,...
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La maison est ouverte
DVD Kanasuta: Là où les diables vont danser. Paroles: Prends le sentier derrière les jalousies des villageois Le vent d'une seule main y secoue la forêt. À l... Prends le sentier derrière les jalousies des villageois Le vent d'une seule main y secoue...
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Prendre nos mesures
il faut le dire ta dernière lettre elle se pesait en TONNES Elle écrasait tout dans son grand rectangle noir imprimé : les bouts des ailes alignées des oiseaux qui venaient juste de briser leurs coquilles les pousses qui pointaient leurs tiges dans le...
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J'appartiens
J’appartiens à mon loup, à l’enfance, à l’enfer, à l 'espérance peut-être. Je marche vers chacun sans connaître la route. Je saigne dans la mémoire d’une blessure commune. Je n’écris que la nuit comme on gueule en naissant pour se sentir moins seul. Je...
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Je cherche l'essentiel
Je cherche l’essentiel, le cœur et l’âme, les poings ouverts pour caresser, les bras de mer et le doigté des mains, le point final et le point sur les i, l’enfance et la vieillesse, l’éternité, le temps présent, les souvenirs et l’avenir, la vie, la mort,...
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La rêverie cosmique
La rêverie cosmique, telle que nous l'étudierons, est un phénomène de la solitude, un phénomène qui a sa racine dans l'âme du rêveur. Elle n'a pas besoin d'un désert pour s'établir et croitre. Il suffit d'un prétexte — non d'une cause — pour que nous...
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Ritournelle de la faim
« Je connais la faim, je l’ai ressentie. Enfant, à la fin de la guerre, je suis avec ceux qui courent sur la route à côté des camions des Américains, je tends mes mains pour attraper les barrettes de chewing-gum, le chocolat, les paquets de pain que les...
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Sous le soleil
Je mourrai sous le ciel de l'aube tel un enfant sans cœur dans les reflets froids du matin ô solitude sans un cri sans une larme d'autrui à l'heure où les dahlias se fanent abandonné des oiseaux Je mourrai sur un lit non défait en noir et blanc dans l'appel...
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Le vrai du faux
Q ue restera-t-il de l’homme pour justifier sa présence ? Les bungalows en ligne ne comblent pas le vide du paysage. La chlorophylle des néons opprime la rétine et l’oxyde de carbone draine le fond des poumons. Une vague d’antennes pointe vers un fantôme...
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Dernier cri
J’écris ce poème avec de la fumée Avec du sable avec de l’ombre Mes mains s’enfoncent dans la neige Sans jamais rencontrer la terre Mais tout à coup le vent disperse la poussière La poussière du poème Tout à coup un cheval couronne de sa mort Le royaume...
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Vous qui vous aimez
Vous qui vous aimez hommes et femmes homme d'une femme femme d'un homme vous qui vous aimez pouvez-vous comment pouvez-vous dire votre amour dans les journaux sur des photos dire votre amour à la rue qui vous voit passer à la vitrine où vous marchez l'un...
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Le silence jamais ne préserve personne
les yeux d'adulte des enfants qui ne pleurent jamais l'insondable détresse des lâchetés autour il y a tous ces hommes ces femmes dont la blessure intime le secret mortifère l'enfance saccagée vont traverser le temps sans effacer la trace marcher au bord...
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Akinisi
C'est quand même incroyable qu'on soit encore vivants à cent mille sous zéro et depuis cent mille ans. Peu importe comment le décor te programme, c'est toujours les tropiques quand tu aimes une femme. Tout commença quand ils se sont perdus un jour ; le...
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Gares
Pour connaître une ville, a dit le philosophe*, il faut voir sa gare. La houle des voyageurs ondulant sur les quais, particules de vies troquées au hasard, brouhaha inaudible des voix intérieures, chaussures contre souliers, épaule contre épaule, haleine...
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Âge
J'ai l'âge de l'univers qui n'en a pas qui s'en fout car il les a tous j'ai l'âge du bébé qui pleure la tragédie d'une seconde d'inattention qui vit la béatitude de s'endormir dans des bras aimés j'ai l'âge de l'enfant qui découvre le monde assoiffé de...
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Au secours
Au secours ! Ce matin, moi, La Langue Française, je suis allée me rendre visite sur des blogs ou réseaux dits sociaux afin de voir comment j'y étais traitée. Hélas ! je constate, avec une très grande tristesse, que les fautes d'orthographe, de grammaire,...
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Bureau de tabac
.. J’ai tout raté. Comme j’étais sans ambition, peut-être ce tout n’était-il rien. Les bons principes qu’on m’a inculqués, je les ai fuis par la fenêtre de la cour. Je m’en fus aux champs avec de grands desseins, mais là je n’ai trouvé qu’herbes et arbres,...