Top articles
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Les charmes de la fureur
tu n’avais pas le geste froidement calculé ce jour d’octobre où tu m’enchantais mais il parle trop celui qui t’écrit ces mots trop de temps coule entre ses mains Charmes de la fureur, Montréal, Éditions du Jour, coll. « Les poètes du jour », 1970, 75...
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La beauté s'apparente à la sauvagerie
Les soldats sont aveugles, mais ce sont les civils qui ont les yeux collés par des caillots de sang, les enfants blessés par des cailloux perdus. Sous le baiser des bombes, les lèvres de la terre laissent suppurer la plaie. Le Nord est pris à partie de...
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Les peigneurs d'étoiles
JAMES JOYCE (1882~1941) * Extrait de "Le Mort" Des larmes de générosité lui montèrent aux yeux. Il n’avait jamais rien ressenti d’analogue à l’égard d’aucune femme, mais il savait qu’un sentiment pareil ne pouvait être autre chose que de l’amour. Des...
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Pitié pour la nation
Pitié pour la nation dont les hommes sont des moutons et dont les bergers sont des mauvais guides Pitié pour la nation dont les dirigeants sont des menteurs dont les sages se font taire Pitié pour la nation qui ne lève pas sa voix sauf pour louer les...
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Peigneurs d'étoiles
JACK KEROUAC (1922~1969) [Photo : Tom Palumbo, 1956] " L’époque de l’avion à réaction crucifie le vagabond : comment ce dernier pourrait-il voyager clandestinement dans un avion de messagerie ? Louella Parsons manifeste-t-elle de la sympathie pour les...
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Akhmatova
AKHMATOVA Paru en 1996, un très riche (plus de 400 pages) numéro de la Revue de Belles-Lettres (RBL, Genève). "Une vie, une œuvre" : j'y relève notamment ces deux proses autobiographiques datant de la fin des années 50 : "La fille sauvage Enfance païenne....
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Rios que se van
Juan Ramon Jimenez, " Rios que se van ", extrait « Mourir, c'est ne plus entendre cette musique chaude qui maintenant s'élève ; ne pas l'entendre des doigts de l'amour. C'est ne plus entendre cette mer qui bruit avec la musique, le silence qui écoute,...
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Les peigneurs d'étoiles
HENRY MILLER (1891~1980) [Photo : © Gilles Nadeau] • Si nous étions lucides, instantanément l’horreur de la vie quotidienne nous laisserait stupides. (Sexus) • Vivre signifie être conscient, joyeusement, jusqu’à l’ébriété. • Nous voulons à tout prix être...
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Vraiment
VRAIMENT (fragment in Anachronique, Rougerie Editeur, 1991) .Quel ange comprend vraiment ceci cela & le reste comprend sans italique rien qu'en voyant trembler la main la vérité au bout des doigts avant que tout oui tout vraiment se noie dans des yeux...
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Emportez-moi
Emportez-moi dans une caravelle, Dans une vieille et douce caravelle. Dans l'étrave, ou si l'on veut, dans l'écume, Et perdez-moi, au loin, au loin. Dans l'attelage d'un autre âge. Dans le velours trompeur de la neige. Dans l'haleine de quelques chiens...
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La pluie
Mon ami Gérald Bloncourt mort il y a bientôt trois ans, peignait, photographiait, écrivait... Sa page FB est demeurée ouverte et sa femme la fait vivre... Allez la visiter, vous y verrez du beau au plus près des réalités humaines... Ce sera mon poète...
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Aux voleurs!
Il y eut d’abord les voleurs de feu qui semaient l'effroi partout où ils passaient puis les voleurs de terres élevant des murs et créant des frontières qui ne sont que blessures, les voleurs d’enfance ces profanateurs d'innocence qui s’octroient le droit...
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Si la mort
Si la mort, ne serait-ce qu’une fois, se pendait à mon cou si d’aventure je sortais du petit rien de ma conscience du plein de riens de ma grosse tête avec ses chats et ses poèmes avec ses éclats d’amours et ses trop pleins de rires Si d’aventure je n’étais...
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La traverse
J'aime mieux parler avec le chat, il ne se prend pas au sérieux malgré son air d'intérêt général. Ou encore avec la tourterelle du toit d'en face, qui peigne son jabot d'un bec précis et affairé. J'aime mieux le moineau effronté, l'insouciant pissenlit,...
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La croisée des errances
Yves Auclair Je suis à la croisée des errances, au carrefour des routes, entre une phrase et l’autre. Rien n’a vraiment changer, ni la misère ni la soif, ni l’injustice ni la faim. Je crache à la figure des maîtres, au faciès des p’tits boss, au visage...
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Les verroux du réel
Le rêve fait sauter les verrous du réel. Les portes s’ouvrent en l’absence de gonds. Lorsque le temps n’a plus rien à conter, l’espace parle pour lui. Les idées flottent sur le roulis mental. Des fleurs poussent dans les articulations cérébrales. Quand...
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Tant qu'il y aura des hommes
Tant qu'il y aura de l'argent, il y aura des pauvres et des riches. Tant qu'il y aura des dieux, il y aura des athées mis à nu et des armées de croyants. Tant qu'il y aura des banques, il y aura des imbéciles heureux pour croire aux promesses d'élection....
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Tout est départ
Tout est départ. Du mouvement il n’y a pas à démordre. Du mouvement dans l’azur ou l’asphalte, les volcans ou les glaces. Le moindre geste a semé des étoiles sur la terre. Qui ne sent la cavalcade, le carnaval, la migration des corps et des pierres ?...
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Sur les mots
Il y a certains poèmes qu'on écrit à la hache, d'autres aux scalpels, à la plume, à la voix. Il y en a qu'on écrit avec la main qui manque et les larmes cachées. Il en est de poussière et d'autres de lumière, la tête au ciel, les pieds dans l'eau. Il...
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Notre amitié
http://www.nicolasgranier.com/ auteur & compositeur : Nicolas Granier arrangeur : Géraldine Potron Je sais que ton miroir a versé quelques larmes Sous l’ombre des nuages du destin qui s’acharne Quand je sens mon cœur battre parfois j’entends le tien Je...
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Pour en finir avec la mort (extrait)
(...) J'aime la vie malgré tout, la souffrance, la famine, la mort, les vieillards de vingt ans, la main gauche de Cendrars, les yeux aveugles de Borgès, les jambes de pantalon sans rien, les chiens galeux et les mains sales, le vide au creux des paumes,...
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Pour en finir avec la mort (extrait)
(…) Abeille par abeille, épine par épine, je déplie la rosée jusqu'au pollen de l'air, jusqu'au miel du cœur. Je refais grain à grain le chemin de la terre qui chante ses racines pour arriver au ciel. Je refais vague à vague le ressac de la mer pour arriver...
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C'est beau
C’est beau la pluie qui fait pousser les plantes, l’abeille qui butine et tète le pollen. C’est beau la truite qui saute les cascades, l’insecte devenu papillon. C’est beau les plantes qui nourrissent et guérissent, le bec des ibis, le cou vert des colverts....
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Naître à nouveau
Est-ce de t’aimer si loin que je t’aime si près ? Je me retrouve en toi au plus proche de l’âme. De la terre à la chair et de la chair au cœur je me rassemble en toi. Que ta beauté toujours irrigue mes regards. Je m’élève si haut quand je marche avec...
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Mourir comme Bessie Smith
Il n’y a plus de place à l’hôpital. Il n’y a plus de place nulle part et les prisons débordent. Il n’y a plus de place dans ma tête. Il n’y a plus de places assises. Le docteur est parti. L’infirmière est malade. Je vais mourir sur le trottoir, tout au...