Top articles
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J'ai aimé
J'ai aimé le visage flottant au-delà sur la houle verte à la frontière des élans qu'une estafilade rousse transgresse - faisan cinglant d'exotisme - le visage de la paix je l'ai aimé pour ce qu'il recèle d'espérance pour vous vos poches pleine de chaos...
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J'aime la vie (extrait)
(...) J'aime la vie malgré tout, la souffrance, la famine, la mort, les vieillards de vingt ans, la main gauche de Cendrars, les yeux aveugles de Borgès, les jambes de pantalon sans rien, les chiens galeux et les mains sales, le vide au creux des paumes,...
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La beauté n'a pas d'âge
Elle s'est regardé dans le miroir, puis je l'ai regardé, j'étais assis sur le lit, elle m'a demandé : tu m'aimes toujours ? Je lui ai répondu : comme au premier jour. Elle a pris mes mains les a mises sur sa taille et m'a demandé : tu as remarqué que...
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Pierre de soleil
[…] Ouvre la main, dame des graines qui sont des jours, le jour est immortel, s'élève, croît, vient de naître et n’en finit jamais, chaque jour est naissance, et naissance chaque aube, et je m’éveille, nous nous éveillons tous, le soleil se lève, visage...
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Les beaux jours
car pour si peu que rien depuis quatre jours les beaux jours donnaient raison aux béatitudes dans l'inconnu d'un lac à peine nommé... dans la sauvagerie boréale de la forêt... là où les directions se cherchent une aiguille dans le grand jamais des conifères......
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Granit
à la mémoire d’Essénine et de Maïakovski, assassinés par le régime soviétique. Je ne suis plus qu’un homme qui dit ce qu’il est: Je n’ai plus du tout besoin de style compliqué; J’ai besoin seulement de quelques mots trempés dans les ruisselets Et de quelques...
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Les larmes d'un fantôme
Sommes-nous morts ou bien vivants ? J'entends bêler sous le bâillon tout un peuple d'assis. Les assassins qui nous gouvernent troquent la vie pour des dollars. Endettés jusqu'aux os nous paierons la créance avec leur monnaie de singe. J'ai quitté mon...
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Sans licou
Je n'ai jamais pu laisser un mot seul sur la page. J'ai peur qu'il se noie dans la mer du silence, qu'il se mette à pleurer ou qu'il s'ouvre les veines. J'ai quitté mon enfance pour la chercher ailleurs. Je ne veux pas des mots qui vivent d'écriture,...
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Big Apple
En ce temps-là je ne croyais plus au Grand Soir et je servais des bières dans un pub irlandais je rêvais d'être juif pour avoir une histoire Sur la rivière de l'Est des cercueils descendaient Des enfants insensés traversaient les nuages Sur des ponts...
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Le soleil se lève
Le monde entier achète la mort, bien emballée sous vide. L'homme a remplacé le cours de la vie par le cours de la Bourse, le cours des ruisseaux par des cours à scrap, la course à pied par la course aux aubaines. Le cœur fait chambre à part à l'hôtel...
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Lettre à Marianne
Marianne Ilhen et Léonard Cohen en Grêce « Well Marianne it's come to this time when we are really so old and our bodies are falling apart and I think I will follow you very soon. Know that I am so close behind you that if you stretch out your hand, I...
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L'âpre portrait
Oeuvre Katia CHAUSHEVA Elle avait tout connu, l’arrière des voitures, des camions, les portes cochères, le jardin des théâtres, les arrières boutiques, les trottoirs, les fins de concerts, les coulisses de la vie, les petites chambres sales, les seuls...
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Un homme illimité
Illustration: Tristan Cabral (à gauche) et Jean Joubert - soirée inaugurale du Printemps des poètes à Montpellier - le 12 mars 2007 (Photo de A. Chenet) Extrait de l'introduction à l'oeuvre de Tristan Cabral (1944/2020), poète révolutionnaire du monde...
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Le grand souffle
Pour endurer l'horrible poids Qui nous menace à chacun de nos pas Sur une terre où les chancres prolifèrent Il suffit parfois de boire un peu de poésie Ou de plonger nos yeux dans la profondeur du matin Il n'est pas nécessaire de saisir la clef des champs...
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L'Ukrainienne
La rentrée d'hiver 2022 se prépare, et voici en avant-première la couverture de l'un des textes les plus intenses que j'aie eu l'occasion de publier. C'est le onzième livre de Josef Winkler que nous éditons chez Verdier, et il occupe une place à part...
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Pour tous les temps
Je cherche à te porter plus lourde que la terre, je cherche à te rêver plus seule que le lierre. Je cherche à te manger plus douce que mon pain, je cherche à te tisser plus solide que lin. Je cherche à te coucher plus chaude que soleil, je cherche à te...
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Laissez une fenêtre
Album: Claire (1972) Laissez une fenêtre ouverte à votre maison entre la voie ferrée et la rivière Je vous entends, j'entends les bruits du repas, votre enfant, Je vous entends murmurer dans votre premier sommeil, Je viendrai tout à l'heure rôder dans...
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La terre est à chacun
Les mots ne sont des choses que pour les grammairiens. Pour les autres, même les plus potaches, ils véhiculent du sens. Même si elles ne parlent pas la même langue que nous et ne voient pas les mêmes choses, les plantes nous procurent du bonheur. Quelque...
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La caravane passe
La caravane passe et les chiens pleurent ils n'ont pas réussi à dévorer les pauvres il leur reste des yeux plus grand que le ventre pour y ranger la lumière vide de leur faim et aussi les mots imprononcés les phrases courtes comme de la rage et des tonnes...
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Il se peut
L'écriture est la fleur au-dessus des épines. Il faut monter pour approcher sa vérité. En quête de rectitude, j’écoute le silence, le chat bien plus confiant que moi, le sentier guidé par la montagne, toutes ces choses de la présence pure. Il se peut...
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L'offrande au crépuscule
O Silence, berceau de toute chose, silence où même les galaxies se meuvent comme nefs en océan. Silence plus subtil que les voiles évanescents des déesses imaginées au coeur de l'aube. Ce soir, il n'est ni tempête, ni grondement de tonnerre, ni lacération...
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La colline que nous gravissons
... Nous, les héritiers d'un pays et d'une époque Où une fille noire et mince, Descendante d'esclaves et élevée par une mère célibataire, Peut rêver de devenir présidente, Et se retrouver devant un président à déclamer ses vers. Et si nous sommes loin...
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Sous la poutre
Une maison qui tombe, un enfant sous la pierre. Le bruit de la guerre hurle ses dégâts. Un cri dans la nuit, c'est une mère en prière Qui insulte les dieux quand ils sont renégats. Un père soulève la misère du monde. Il se voudrait géant mais il n'a plus...
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Debout
ANTHOLOGIE DEBOUT, parution le 19 juin (en librairie la semaine suivante) "Chaque poème de ce collectif est une main sur le cœur pour faire de l’abattement de l’autre en ces temps d’incertitude un évènement personnel sans excéder la mimésis ni proposer...
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Grand vent
"Nous n'appartenons qu'au sentier de montagne Qui serpente au soleil entre la sauge et le lichen Et s'élance à la nuit, chemin de crête, A la rencontre des constellations. Nous avons rapproché des sommets La limite des terres arables. Les graines éclatent...