Top articles
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Le vent du Québec
Le vent du Québec rend un peu fou même le temps perd la tête en juillet pluie soleil frissons bouleversent l’ordre des choses l’irrationnel devient monnaie courante le plus élémentaire raisonnement bascule la saveur de l’accent module les variations du...
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Les marcheurs de rêve: Guy Rocher
Le sociologue Guy Rocher prend le café avec notre chroniqueur Mario Girard cette semaine Mario Girard La Presse Même à 97 ans, le sociologue Guy Rocher refuse de rendre les armes. Celui qui a été l’un des artisans de la Révolution tranquille trouve que...
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Le peintre (à mon père)
Émile Bellet Poème de jeunesse Son couteau effleure la toile Les couleurs se mélangent Aux instants de lumière Le peintre à mis la voile C'est le commencement d'un rêve Sans frontières Seul avec ses chansons Qui le font chavirer sans raison Le peintre...
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La neige
La neige s'est mise à tomber vers minuit. Et il est vrai en effet qu'assis dans la cuisine on est mieux, même si c'est celle de l'insomnie. Il y fait chaud, tu y prépares quelque chose, tu bois du vin et tu regardes par la fenêtre l'éternité familière....
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Le bouquet de lavande
Tu es une fleur éclose dans la nuit , un bouquet de lavande, un miracle de Dieu, une âme ouvrant ses jambes, une musique secrète, un ruisseau qui murmure dans la forêt du cœur, la clef trouvant la porte, la poignée pour l’ouvrir, l’étoile qui scintille...
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Le bout du chemin
L’attitude face à la mort lorsqu’elle n’est pas d’actualité est très diverse selon les êtres. La plupart des gens jeunes en exorcise jusqu’à l’idée, ce qui constitue une mesure d’auto protection efficace. Cette insouciance de la mort est à peine entamée...
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Les marcheurs de rêve: Alphonse Mucha
Maître de l'Art Nouveau - qui s'appuie sur l'art des courbes - et initiateur des affiches publicitaires, Alphonse Mucha, artiste tchèque,"était un homme tendu vers la cause d'un peuple, le peuple slave, qui ne cessa de nourrir la vie de cet artiste d'exception",...
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Sans toi
Sans toi il n’y a plus ni plantes ni oiseaux le vent les cherche lui aussi il n’y a plus de pain dans la grande main du monde sans toi la lumière dans l’ombre n’éclaire que le vide les cigales se taisent les fourmis s’endorment les vivants déçoivent les...
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Le règne de la barbarie
Quant à vous poètes de ces temps de lucre vendeurs de poésie en petites tranches d'émotion en petits sachets d'érotisme mystiques à cœur de fausset n'arrivant pas à la cheville d'Al Hallaj grands démissionnaires de la lutte de nos peuples vous camouflant...
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Ils n'ont rien dit
La clarinette de David Krakauer pleure comme hurlerait un chien, son os de vie planté en plein cœur. «Ils brûlent brûlent notre bon village, proie des flammes, proie de carnage… vent de haine … C’est toute notre vie qui brûle»*1 La voix de Catherine Ringer...
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Jusqu'au trognon
On ne sait pas de quoi sont fait les hommes, encore moins les enfants. On sait pour l'eau et les os, le sang et les virus, les microbes et la chair, les neurones et la peau, mais que sait-on de la musculature de l'âme, des cris du cœur, des histoires...
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Sans appel
Toutes ces vies qui s’en vont Sans appel Sans personne pour leur tenir la main Au moment de l’ultime passage Ces bibliothèques qui se vident d’un trait Ces pages qui s’envolent Sans que personne ne les lira jamais Ces bribes d’existences Aujourd’hui diffuses...
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En traversant l'hiver
La terre a perdu ses eaux en rigoles de feuilles. Le vent accouche de l’hiver. Les pneus ne crissent plus sur la beauté sonore du silence. C’est à peine si les pas creusent un trou dans la neige sans rejoindre le sol. Les routes ont remplacé leur chemise...
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Mains
mains mains d'homme mains blessures ouvertes à des générosités périmées mains mains scarifiées mains de cuir blessé sur corps surexploités mains de vieilles carnes mordues griffées à l'usure des jours mains mains d'hommes dos courbé mains sans pain, burinées...
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Les heures immobiles
Photo Thami Benkirane J'ai usé les pierres pour retrouver la trace de ton visage, j'ai voulu dans le ciel rechercher ton nom, inscrit peut-être au décousu des nuages J'ai écouté le vent et le chant de la mer à m'en vider la tête et m'étourdir le coeur,...
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Un vieil enfant
Tableau : Sylvie Bertrand Je ne suis tant content d'un jour que lorsque j'y apprends. Pas avec cette posture resserrée, rabougrie du penseur éthéré replié sur ses livres et ses doctes préceptes dont il assomme ceux considérés comme étant ses disciples....
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Ce que je sais
Que savons-nous des larmes de l’arbre De la couleur du sang de la pierre Les âmes des corps célestes sont-elles éternelles. Que savons-nous du désir des trous noirs De l’épuisement de la terre à la tâche perpétuelle Les mystères sont-ils des entités....
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Le seuil des exilés
Nulle grille à fermer dans un monde ouvert où les mains se joignent nulle frontière quand l'accueil est une tradition nulle porte à claquer au nez si les savoirs-vivre sont respectés il en va de l'élégance à donner à aimer ce que l'autre peut offrir il...
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Les poètes qui m'accompagnent
Ma main de gloire joue sur les fils de la vierge La nuit est une grande lyre mélodieuse Ma musique brûle l'ombrage des arbres mortels Ma musique brûle d'accord avec l'eau J'apporte ma flamme au cœur de la glace Cristal silencieux de ma solitude Libéré...
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L'enfance
Elbeau Carlynx aime infiniment son pays, son île douloureuse divisée en proie aux maléfices de puissances étrangères. Contrairement à tant de ses compatriotes "exilés" ou "réfugiés", poètes couronnés de lauriers par les académies internationales qui font...
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Je viens te retrouver
J'ai passé tant d'années sans savoir que le temps avait une importance; j'ai flotté dans des bras, dans des lieux sans aucune autre attache que me laisser porter. Le vent, même le vent, qui cognait hors la porte, ne laissait nulle trace, sauf les jours...
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Lettre de loin
Attention ! Camarade la poussière te marche sur les pieds Dans tes actes et ta pensée ne dors pas du sommeil des énigmes Prends les livres en otage pour ne pas te voiler d'incohérence te mentir à voix basse Et même quand la mort se glisse furtive dans...
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Cahier d'adieu
Dessine-moi un sillon, un ciel. Les funambules marchent sur la corde de l'horizon. J'ai migré comme partent les oiseaux vers d'autres saisons J'ai porté avec moi des mots des langues d'Europe et des mots de ma mère. Les mots qu'il suffit de déplier pour...
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La cervelle des anges
J’ai passé deux mois en Louisiane à manger des écrevisses et du gombo, deux mois dans les bayous, deux mois au pays des crocodiles et des tortues géantes. De la ville des anges au désert navajo, des villages red-neck aux gratte-ciel new-yorkais, j’ai...
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L'Atlantide
Aérer l'Atlantide, enfiler les embruns, naviguer parmi les épouvantails, rayonner au sextant, solidaire de la bicoque, s'accommoder des mutins au long cours. La mer prends la forme du jour, au passage le beaupré câline son gaillard d'avant. En nuit absolue,...