Top articles
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Sans solitude
Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement...
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Difficile
Difficile d’aimer l’homme en treillis de combat, la fillette en poupée, le môme qui fait l’homme. Difficile d’aimer l’homme quand il compte ses sous, tuant l’air qu’il respire, saccageant la forêt, affamant l’océan, mettant l’espace en cartes et l’espérance...
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La mémoire du siècle
Je mourrai de la même blessure au flanc que le siècle qui m'a vu naître des lignes de front me serviront de notes et les ossements sous la terre d'échelons vers la douleur partout dans le monde des mères attendent la cartographie de leurs deuils et que...
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Je suis un grain de sable
je suis un grain de sable sur la patte d'une minuscule tortue qui rejoint la mer je suis un marin téméraire dans les vagues d’un détroit je suis le bec du pélican qui s’agite au-dessus du bateau je suis un ballon qui rentre dans un but au soleil je suis...
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City Light Books
Dans le temple de la Beat Generation C’était la librairie de Kerouac, Ginsberg et Burroughs. Depuis ces années folles, San Francisco a bien changé, mais City Lights reste fidèle au poste. Chaque jour, les nombreux pèlerins du San Francisco littéraire...
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On va rien lâcher
Ma petite gueule d'amour, mon Polo, mon ami Châtaigne. On va rien lâcher, on va aimer, regarder derrière pour rien oublier, ni les yeux bleus ni les regards noirs. On perdra rien, peut-être bien un peu, mais ce qu'il y a devant, c'est si grand. Ma petite...
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Seuls et vaincus
Vous finirez seuls et vaincus, sourds aux palpitations du monde A ses hoquets, ses hauts ses bas, ses haussements d’épaules veules Au recensement des ossements qui tapissent le fond des eaux Vous finirez seuls et vaincus, aveugles aux débris tenaces De...
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Les critiques
Il ne se passe de jours où je ne lise une pique contre les "auto-déclarés" ou les poètes écrivains amateurs -le mot qui tue. On entend par amateur on ne sait trop quoi car très peu en France vivent vraiment de leur plume et certainement pas les poètes....
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La terre sous les pas
Le maçon, au fond de lui, sait bien que la brique envie les cailloux du ruisseau, la terre sous les pas et les châteaux de sable. Pourquoi lancer des pierres, des pavés dans la mare ? Il est si simple de s’adosser au rocher pour écouter le vent. Pour...
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Chienne de vie
Dans cette chienne de vie j'ai préféré tirer la chasse, tirer la langue et le diable par la queue que de tirer du gun ou de tirer des chèques sur le malheur des autres. J'ai préféré passer l'éponge, passer mon tour, passer les bornes, passer pour fou...
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Une raison de vivre
N ous faudra-t-il inventer une raison de vivre pour contrer l’économie ? On n’a pas vu mes larmes. On n’a pas vu mon sang. La vie commence avec un capital d’illusions, avec la mort en supplément. Dans l’oppression de ma poitrine, un air d’ocarina (mon...
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Clin d'oeil ironique
Clin d'œil ironique à Mathieu Bélisle Où est passé le chemin bordé de pierres ? Sous la poussière, je vaque à des occupations sans aucune importance en cherchant ce qu’il reste de nous. Je vois qu’au fond des cours du voisinage, le temps grappille l’ennui...
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Inventions du souvenir
Et toujours l'agréable subrepticement interrompu par l'arrivée atroce de l'infernal : l'été faisait fleurir des buissons frais de magnolias et de jasmin quand naissent ces indénombrables bestioles qui brûlent tout et les chenilles poisseuses qui rongent...
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La réforme
Parfois, par galéjade, fixant le ciel, j'annonçais y avoir vu " une aigle" , ou " un oie" sauvage. Immanquablement, quelqu'un me reprenait : "On dit une oie, et on dit un aigle" ! Ravi, je rétorquais "Ha, tu vois ça ? Tu le vois comme ça ?"... Le sexe...
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Blues
1 Un beau jour, on se rencontre Juste le temps De lire l’heure au cadran de la montre Et l’amour naît en chantant C’est un jeu d’enfant C’est jouer avec le feu Ce n’est qu’un jeu Mais aussi c’est un jeu grave Où le vaincu est toujours le plus brave Le...
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Le cri
LE CRI du commencement à la fin ... Les Peaux-Rouges pour crier portaient une main à la bouche ce qui avait pour effet de saccader le cri, de le tronçonner, lui permettant de s'échapper petit à petit au long des jours car il est probable que, lancé d'un...
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Le quotidien
On change de drapeau sans changer de peau. Le quotidien parfois s’échappe dans le rêve. Le jour gagne et nous perdons le temps. La mort pour une fois n’est pas au rendez-vous. Le corbillard attend, son compteur à zéro. La pluie qui lave les pavés chasse...
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Une omelette
Elle fait une omelette de flocons de neige. J'entends déjà les incrédules, les pragmatiques de tous bords, les sentences grises qui disent qu'une omelette ne se fait, qu'avec des oeufs, des oeufs cassés ! Pas du tout ! Il suffit de tracer un chemin dans...
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Les marcheur de rêves
Dans les années 80, Patrice Desbiens passait presque tous ses après-midi assis à une table du Vesta Pasta Caffé qui faisait le coin des rues Elm et Elgin à Sudbury. C'était son bureau, précise Robert Dickson. Avec de grandes fenêtres, complète l'intimé...
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Les marcheurs de rêves
Né en 1949 dans la Loire, Lionel Bourg vit à Saint-Étienne. Je ne me cache pas qu'à grands renforts de phrases j'ose à peine suggérer pourquoi je vis ici et en quoi un tel entêtement prolonge les inquiétants paradis de l'enfance. À la question: écrivez-vous...
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Les mots en porte-voix
J’écris les mots en porte-voix dans les flammes du vent. Je porte dans la nuit un crayon de soleil pour éclairer la route. J’écris n’importe quand, n’importe quoi, n’importe comment. J’arrose de rosée les marchands de mazout pour qu’ils fassent faillite....
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Le vent se lève
J’ai l'impression d'écrire en copropriété. Lire un seul, c'est en lire plusieurs, un labyrinthe de noms, un corridor d'alibis, personnages fictifs ou réels. Ne me cherchez pas dans la foule. Je suis derrière la coulisse, dans la marge. C'est de là que...
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L'impatience du monde
Les plus belles heures de ma vie, je les ai passées à rêver. J’étais toujours premier à l’école buissonnière, dernier à faire le chef. Je me méfie toujours des visages à deux piastres. J’oubliais ma tête sur un coin de table et mon cartable sur la rue....
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Avec toi
Il y aura toujours un regard au loin un désir porté vers l'ailleurs une opulence de circonstance gagnée par un coeur aimant une offrande entre deux lignes une hirondelle à faire printemps un soupir à dire à l'autre de se languir et se réfréner. Il y aura...
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Tu marches sans savoir
Tu marches sans savoir ce que font tes pieds tu écris sans savoir ce que disent tes mots tu ne sais rien mais par ce non-savoir tu arrives toujours quelque part tu es chaque fois surpris comme de t’éveiller en un point inattendu du monde surpris d’avoir...