Top articles
-
Deiz e tamm bloavez
" Deiz e tamm bloavez" je ne connais pas l'orthographe exacte en breton, c'était la fête du premier janvier, pas celle de la veille. Les plus jeunes faisaient le tour du village, allaient boire un coup dans chaque maison des plus anciens pour souhaiter...
-
Le silence
Le silence ponctué d'une myriade de petits riens Le pépiement des mésanges noires, hupées, bleues L'instant d'éternité suspendue dans l'observation figée d'une harde de trois chevrettes et un daguet Le froufrou de l'envol d'un groupe de palombes La senteur...
-
Le poème
Le poème est une fenêtre Le poème est une aube Le poème est un baiser Le poème est une fleur Le poème est un grain de bonheur Le poème est une rose Le poème est de la loi de la vie la première clause Le poème est un printemps Le poème est le figement...
-
Le souffle des mots
que le souffle des mots s'en retourne vers elle ceux qui portaient la honte et la révolte ces morts tués pour rien en Espagne au Chili prisons américaines à Paris à Charlie ce mendiant à la porte qu'on repousse plus loin ces terres Monsanto qui enfantent...
-
Tant de belles choses
Françoise Hardy avec sa chanson d’adieu "Tant de jolies choses"', à son fils Thomas. Derrière les paroles de la chanson, se cache une mère malade qui souhaite apaiser son fils, tellement bien écrit , tellement. "Même s' il me faut lâcher ta main Sans...
-
Sur Monet
Bachelard fut un admirateur des impressionnistes et il a écrit dans Le Droit de rêver un texte sublime sur Monet « Plus encore que les pensées claires et les images conscientes, les rêves sont sous la dépendance des quatre éléments fondamentaux » « L’eau...
-
Pour saluer mon ami
Il y a donc quatre mois, quatre jours, quatre heures que Joseph (Baptiste) est parti. Et il est revenu dans les mots magnifiques de Falmarès et dans ce rêve où je le retrouve, le visage grave, inhabituel. On entend la mer. Il y a un petit fortin. On parle...
-
Dérèglement de comptes
je ne vous conterai pas d'histoire les sans-allures de la négation. les retardés de la conscience sociale, les enlignés sur le pente des contradictions, les faiseurs de miracle, les graveurs de bavure, les enculeurs de mouche, les arrogants mystiques,...
-
Le premier mot 3
Quand le sourcil noir d'un nuage cache l’œil de l'orage, ou du cyclone, je tremble comme le cœur d'un loup. Devant l'éclair et le tonnerre tous les vivants connaissent l'appréhension cosmique. Quelque chose en moi se souvient des cavernes, des odeurs...
-
Demain
Demain, quand nous aurons l’âme-rebelle chevillée au corps, quand nos ailes d’anges déchus en voie d’extinction ne feront plus parachute quand nous embrasserons, les bras en croix, les terres brûlées, là où étaient nos forêts… Demain, pour ne pas nous...
-
Au tombeau d'Appolinaire
J’ai visité le Père-Lachaise pour rechercher les restes d’Apollinaire le jour où le Président des E.-U. Arrivait en France pour la grande conférence des chefs d’État laissons Orly devenir bleu une clarté printanière dans l’atmosphère au-dessus de Paris...
-
La vie des pauvres
La vie des pauvres est plate comme de l’eau J’ai rêvé de ma pauvreté dans un supermarché blafard évidemment surbooké véloce comme du sang pulsant dans les veines torsadées avant de partir j’ai voulu une bouteille pour fêter un truc (je me demande bien...
-
Escale de poésie
Aragon Dans la si douce escale de poésie Les syllables chuchotent entre elles et m' arrachent des pleurs.. Les vents forment le creux de mes cernes et mouillent les paroles.. Je regarde le ciel, et je lui laisse la liberté la plus totale pour me regarder...
-
Sapin rouge
Grande marche, 15 km, objectif Jardin botanique, en réfléchissant je me disais que j’en avais marre de l’esprit critique, j’en étais à jongler là-dessus lorsque j’ai failli trébucher sur un sapin qui gisait sur le trottoir ; sapin parfaitement dénudé,...
-
Sans haine
Je recommence pour la troisième fois. Le studio dit de création ayant ce matin mal au ventre, je devrai faire court et aller droit au but. Dans les lexiques et les dictionnaires que j'ai consultés sur les langues amérindiennes, le mot «HAINE» n'existe...
-
Le premier mot 2
L'écriture ajoute une ombre à la lumière tout autant qu'une lumière à l'ombre. Nous cherchons dans les mots ce qui disparaît du monde, la main qui manque, les gestes oubliés. C'est l'eau qui tombe d'une horloge pour abreuver les pas, la terre endormie...
-
La confluance des mots
à Bruno Geneste Rue des Forges, des mots dansent dans ma tête, des brûlots s'empilent comme de la pitoune de quat'pieds, sauf que je ne les compte pas, je suis arythmique jusqu'au bout de mes rêves. Seul le vent me guide. Ici rien ne rime sinon les pavés...
-
La laine du ciel
L a laine du ciel s’arrache par mottons. La neige défait son ventre en milliers de flocons. La peau du sol moutonne et bêle en silence. La colline reboutonne sa chemise. Il va falloir s’emplumer comme des anges de neige. Dans les autobus jaunes, emmitouflés...
-
Le premier mot 1
On se souvient rarement du premier mot. Peut-être du premier crayon et du premier cahier. Je me souviens encore des chansons de ma mère lorsque j'étais fœtus. C'est l'appel du dehors que je n'entendais pas. On se souvient rarement du premier cri et du...
-
Le voyageur
Je continue sur le thème du voyage, avec ces pays, ces routes, ces ciels de jours ou de nuits et tous ces hommes et ces femmes qui ont traversé mon âme nomade: Le Voyageur le voyageur allume ses feux de détresse sous le couvert de la nuit il dort ou non...
-
La terre n'a pas fini de naître
Au cœur des favelas, la famine gargouille à la porte du ventre. La terre n’a pas fini de naître et on la tue déjà. Depuis des millénaires, on marche sur les os. Du silex à l’avion, n’avons-nous rien appris ? Sur les plages désertes, la pompe des nantis...
-
Max Roach
Provided to YouTube by Believe SASJoy Spring · Clifford Brown And Max RoachClifford Brown ✶ Max Roach℗ Milestones RecordsReleased on: 2017-12-28Composer: Bro... La haute main sur les orages et le velours c’est lui et le croulement des syncopes à contretemps...
-
Sans concession
" Je ne serai pas raisonnable, je ne resterai pas à la place que vous m'avez bâtie, comme on creuse une fosse devant le vivant sous prétexte qu'il sait qu'un jour la mort viendra. Je ne serai plus raisonnable, cela demeure la seule chose raisonnable....
-
Les banquiers
Les lendemains qui chantent entonnent leurs fausses notes. Il n’y aura plus d’oiseau pour donner le ton, pas assez de bois pour un lutrin. On se fera des flûtes avec les os des morts, des semblants de violon avec la peau du givre, des tambours en béton....
-
Du beau
J'ai tant vécu du beau je ne cherche que lui. J'en parle sans répit, les alentours n'ayant guère importance, quelques ronces égarées bonnes à égratigner. Certaine cicatrice. Je me forge des sentes dont je ne dévie pas qui ne sont qu'à moi. Un agneau sans...