Top articles
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À tâtons
Il cherche, cherche à tâtons, mais cherche. Saura-t-il du moins mettre en ordre, Débarrasser, décrasser, les coins et les recoins De cette tête encombrée qui est la sienne Où il tourne en rond sans trouver sa voix, Sinon quand le vent souffle à travers...
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Ce que dit l'écorce
L’été rime souvent avec marronniers. C’est à dire avec ces articles souvent prévisibles parfois insipides qui par vagues successives inondent les journaux pour parler d’un sujet qui revient chaque année, ou pour cacher le manque d’inspiration de leurs...
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La transparence du temps
de l’album Enchantements (album), paru le 1 décembre 2017 textes et musique : Jean Perron licence tous droits réservés APPEL au crépuscule une auto est passée j'ai entendu crier mon nom mais je ne sais pas qui m'appelait la route vibre d'échos au large...
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Un nuage de rêve
Il y a toujours une raison de vivre, même la mort. La sève monte. Les bonhommes de neige fondent en larmes. Les épouvantails font la ronde avec les oiseaux. La paille qui dépasse leur servira pour faire des nids. Les fleurs éclosent avant de faner. Les...
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Pendant que Perceval tombait
Tania Langlais PENDANT QUE PERCEVAL TOMBAIT est maintenant disponible à la grandeur du Québec! Si vous demandez encore à être convaincu.e, voici ce que l'autrice Sophie Létourneau avait à en dire en préparation du 12 août à La Librairie du Quartier :...
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Christian Dotremont
Un poète pour chaque jour (145) : aujourd'hui, CHRISTIAN DOTREMONT Tervuren, Belgique, 1922—1979. « EN HIVER UN JOUR LAPON » ¶ « en hiver un jour lapon donc de nuit je rentre de la bibliothèque avec des contes de Tchekhov en finnois pour apprendre à lire...
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Sonatine pour piano
Viens ici, faisons une poésie qui n’ait senteur de rien et cependant tout dise, et soit ruisseau de sons grêles qui dans les sables se perd et meurt quand son murmure s’amenuise ; faisons une sonatine pour piano à la Maurice Ravel, petite musique incohérente...
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La main verte
Ma bibliothèque n’est pas rangée par pays par genres par noms prénoms elle est rangée par le hasard de ma main verte parfois qui trouve le bon livre au bon moment un peu de neige quand il en manque devant mes yeux et qui traverse la longue nuit d’un roman...
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La confiance du fruit
Donne à boire au désert. Donne soif à la pierre. Donne forme au désir. Donne la main à l'espoir et la chance au coureur, la douceur, la tendresse aux gens battus de larmes. Redonne à l'homme son enfance, ses racines à la planche, au masque ses grimaces,...
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Imperceptiblememt
Il y a longtemps que je marche sans m’appuyer aux murs comme d’un parent à l’autre. Chacun de mes pas fait bouger l’horizon. Tout paraît plus petit à mesure que j’avance. L’espace rétrécit. La lumière se divise en atomes. Les maisons séparées se font...
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Des mains de mendiant
Enfant, j’ai tant joué à mourir. J’en ai pris mon parti. Ce n’est pas la mort qui me révolte mais ce qu’on fait de la vie. Dans l’immense avoir du monde se cachent des mains de mendiant. Le mot nuage glisse une larme dans la phrase. Un verbe la ramasse...
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Une cervelle d'oiseau
Je suis né dans la plaine, sur le bord d'une rivière. J'ai appris à nager en détachant les quais. Aujourd'hui, je vis à la montagne, sur le bord d'un abîme. J'apprends à voler avec une plume et du papier. J'ai pris goût à l'altitude, au vertige des nuages....
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Le vrai du paysage
L a petite fille du temps s’amuse avec la terre. La grand-mère de l’espace lui a tressé des nattes. Les cousins de l’automne ont des taches de rousseur. Les pas prolongent la respiration. Les gestes font des mots qui froissent le papier. Les arbres tendent...
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Petite baliverne
à Yoan et Loup Il y a des oiseaux-mouches, des chats-chiens, des soleils dans la lune, des pêches avec des yeux de poisson, des cœurs de pomme qui sont des motels à pépins, des captus à pois, des épiques de douceur, des tables en miettes, des miettes...
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Dans les rues de la ville
Denis Boucher Me voici dans les rues de la ville. Mon âme d’habitant couve les oeufs dans les nids de poule. Ignorant les feux rouges, je traverse les rues comme un raton laveur. Je saute à la marelle entre les craques des trottoirs. J’ai le pied droit...
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À propos d'Ile Eniger
Il faut ouvrir le livre d'Ile un après-midi d'été, à l'instant où tous les clochers de Provence sonnent trois heures; pendant que les chats dorment sous les lauriers roses et que la campagne brûle d'Avignon jusqu'à Nice. L'ouvrir dans une chambre, volets...
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Toute main est infinie
J’ai recraché l’hostie, piétiné le drapeau, déchiré mes papiers. Je n’ai jamais voulu pisser dans l’eau, écraser une fleur, gaspiller un bout de pain. Je préfère une fée à la baguette brisée au soldat bien armé, un chien jaune à trois pattes au caniche...
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Papa
PAPA (12 OCTOBRE 1962) Tu ne me vas pas, tu ne me vas plus, Soulier noir dans quoi j’ai vécu Comme un pied depuis trente ans, Blanche et démunie, dans la crainte De respirer et d’éternuer. Papa, il a fallu que je te tue. Tu es mort sans m’en laisser le...
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Les mots dans les mots
Elle est restée là au milieu du poème comme au centre d’une île à manger la lumière comme on mange à pleine bouche les fruits mûrs de l'été et ceux au soir des râles. À manger la lumière et sa pulpe sentir le jus dans la gorge comme un sirop de vie et...
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L'autre côté des choses
Ce ne sont pas les portes qui nous arrêtent, c’est l’invisible. Je voudrais pénétrer l’autre côté des choses, les trous noirs, les absences, les manques, ouvrir les yeux dans les ténèbres et trouver la lumière. Je suis un écolier pendant les derniers...
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Comme un guerrier
Comme un guerrier de Gérard Manset Comme un guerrier Qui perd son bras, Son œil au combat, A chercher le choc, Fendre le roc Comme un guerrier qui tombe. Un ... Comme un guerrier Qui perd son bras, Son œil au combat, A chercher le choc, Fendre le roc...
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Fanny de Laninon
photos de Brest anciennes et récente sur fanny de Laninon " Fanny de Laninon" , écrite par Pierre Mac Orlan (Pierre Dumarchey) sur une musique de V. Marceau (Marceau Verschueren) en 1953, était la chanson préférée d'Eric Tabarly. - Par la voix d'un jeune...
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Un instant
La vie court à la mort avec les pieds des hommes. Elle s'ouvre à l'infini avec la peau des fruits. Si je n'abdique pas, c'est à cause d'un loup, d'une abeille, d'un mot, d'une vague odeur de menthe, d’un sentier d'herbe verte qui prolonge mes jambes....
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Un cran au-dessus de la vie
S’ absenter pour rejoindre la présence Pas marcher voler Retrouver les saveurs du corps le tien d’abord et celui de l’aimée Respirer sous l’eau dans la gueule du volcan Franchir le mur de la raison D’un souffle ouvrir les sept serrures de ta propre boîte...
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A un poète mort (F.G.L.)
Vicente Aleixandre, Luis Cernuda, Federico García Lorca. 1931. A un poète mort (F.G.L.) Comme on ne voit jamais sur le rocher La claire fleur s’épanouir, Ainsi ne brille en sa beauté Parmi un peuple hargneux et dur L’ornement frais et noble de la vie....