Top articles
-
Sur un fil de fer
Ne vous y fiez pas Je porte un masque Je suis à deux mètres de moi-même Je suis un panda pandémique Une bête de cirque Je me regarde regarder les zombies Des zones rouges La déshumanisation est commencée L’air tourne en rond dans nos poumons Nos idées...
-
Blanc sur noir
Blanc sur noir, une bande de corneilles sur la neige simule un attroupement d'enfants. Elles vocifèrent et se chamaillent, qui pour une plume, qui pour une miette de pain, qui pour un mot échappé par mégarde. Des nuages passent, d'infiniment petits mêlés...
-
Savoir aimer
Savoir aimer sans rien attendre qu'importe le ciel si l'azur est atteint pour l'être en devenir savoir changer fuir les silences avec des mots qui caressent donner son coeur à espérer désirer le chaud dans les bras ouverts sentir la peau là où elle attend...
-
Migration
Pour Jean Marc La Frenière Quelquefois c’est comme une grande migration La vie vite Les mots mélangés Le feu sur la cendre Le grand dégel On abandonne sa carte d’identité La vie lente Les mots de chaque jour Le foyer froid L’hiver des sentiments Et l’on...
-
Par la paume des mains
De la cervelle des oiseaux aux puces électroniques, je peine à comprendre le monde. Les fruits décomposent leurs sucs. Les tripes font de même. Les intestins gargouillent. Chaque seconde travaille à fabriquer la mort. Le temps perd son sang, sa sueur,...
-
Nager à la recherche des temps
Quelles profondeurs nous atteignons parfois Dans une conversation banale, Dans une caresse ordinaire Quand on sonde des vérités logées plus profond qu’on ne sait Doucement, sans rien déranger Comme des gens qui se parlent depuis des siècles. - Si je ferme...
-
Vers le matin des cerises
Ce serait une joie d'écrire sur la neige un premier chant d'amour quelque chose comme "tes seins sont deux villes pleines de rumeurs et tes lèvres indiquent la route du pays des œillets fiévreux..." Ce serait une joie de s'attarder sur la neige d'écouter...
-
Porteur de vie
Il est tôt en matin et j'ai lu tous les livres, les mots éparpillés, appris des hommes tout ce qu'ils peuvent faire. Je sais les rivières salies qui ne feront plus fleuves, les sources asséchées qui n'ont même plus filet. Il n'y aura plus d'eau. Je sais...
-
Blanc sur noir
Blanc sur noir, une bande de corneilles sur la neige simule un attroupement d'enfants. Elles vocifèrent et se chamaillent, qui pour une plume, qui pour une miette de pain, qui pour un mot échappé par mégarde. Des nuages passent, d'infiniment petits mêlés...
-
La main-d'oeuvre
La main saigne au cœur du faire la main traverse l'épreuve la main signe à l'encre noire et creuse sa ligne de vie sur le cuivre verni. Main de gloire couronnée d'agates main de taille et de coupe main de cisaille et de burin main de berceau main de plomb...
-
Toujours ces bruits
Ces bruits. Toujours ces bruits. Ils se glissent par les fentes du plancher où je compte les jours. J'accumule des mots sur les pages pour me sentir moins lourd. Il s'y mêle des larmes, des souvenirs, des rêves. Je maigris à vue d’œil mais les cahiers...
-
Les marcheurs de rêve: Patti Smith
Née en 1946, Patti Smith grandit dans le New Jersey et s'intéressa très tôt à la musique, écoutant les Rolling Stones, The Velvet Underground, Jimmy Hendrix, James Brown... A son arrivée à New York, elle rencontre le photographe Robert Mapplethorpe encore...
-
Les marcheurs de rêve: Lino
L'artiste Lino, connu du grand public grâce à ses illustrations pour l'Opéra de Montréal ou le Théâtre de Quat-Sous, clôt aux Éditions 400 coups une magnifique trilogie picturale et philosophique. Ce sont de véritables œuvres d'art que ces livres graphiques...
-
Les marcheurs de rêve: Georges Gershwin
George Gershwin travaille sur un score au piano dans son appartement de la 72 e Rue, New York, 1934. (Photo par PhotoQuest / Getty Images) George Gershwin (September 26, 1898 - July 11, 1937) was an American composer and pianist whose compositions spanned...
-
Mon pays c'est là où mes enfants sont heureux
"Mon pays, c'est là où mes enfants sont heureux" Le bonheur a la queue glissante. Je l’ai rencontré la première fois au milieu des années 80 Au lilas, le fameux resto libanais sur Parc où elle travaillait. De notre table, je vois arriver cette femme tout...
-
Howlin Wolf
Chester Burnett alias HOWLIN' WOLF avait un style plus grand que la vie à lui tout seul, avec une voix énorme et son hurlement signature, moitié yodel, moitié call-of-the-wild. Il a grandi dans le Mississippi et l'Arkansas et a imprégné de la musique...
-
Ouvrez les parenthèses
On a remplacé les vitraux d'église par des icônes sur écran. Les mêmes ouailles adorent le clinquant des vitrines. Les snobs d'un côté se dépensent en niaiseries, de l'autre les quétaines en babioles japonaises. On ne gosse plus de cœur dans le bois des...
-
Un souffle
la vie on la suit à la trace des branches cassent des paysages recommencent quand de la nuit s'échappe un souffle on caresse le coton des draps plus rien n'existe Odile Brunet Poème gravé sur une station de l'Île aux poètes de Pointe-aux-Trembles à Montréal,...
-
Chasseur de pierres
J’ai emprunté les ornières humides et profondes Au flanc de la montagne d’Aujour Là où l’air se raréfie Prés du lac, au Jas des Aigues J’adore ces moments singuliers Où je m’échappe à moi-même Où je décide d’aller à la rencontre de la terre De me fondre...
-
Oblivion beach
OBLIVION BEACH Ce qu'elle en bave, dis donc, l'âme quand au lieu de dormir elle songe à des orthographes mafieuses : l'Homme, par exemple, pourquoi veut-il à tout prix s'écrire avec deux m comme deux poings serrés, pour quoi faire ? Regarde-moi ça, mon...
-
Disparaître
Je suis très heureux de proposer aujourd'hui un billet portant sur le plus récent recueil de poèmes de Denise Desautels. C'est le centième article que je fais paraître sur mon blogue : 4476.home.blog Le livre s'intitule "Disparaître". On y lit des poèmes...
-
Pour demain
Pour demain j’ai deux mains d’écrivain. L’une sait lire et l’autre écrire et puis j’ai mes pieds pour compter mais ils feraient mieux de se contenter de me laisser marcher. J’ai deux mains d’écrivain, la première joliment tachée d’encre violette comme...
-
Le visage volé
JEAN-LOUIS GIOVANNONI – LE VISAGE VOLÉ : POÉSIES COMPLÈTES 1981-1991 Il y a 40 ans, Jean-Louis Giovannoni confiait à un jeune instituteur désireux de créer une maison d'édition une poignée de poèmes. Quelques semaines plus tard, cet instituteur, Jean-Pierre...
-
Je me souviens
À Pierre Rousseau Ils l'avaient bien nommé Ce grand port profond comme un cercueil Shelter Bay Dernier abri De tes dérives Vers les bras musclés De tes rêves mouvants Comme ces pigeons voyageurs Infatigables porteurs De paroles secrètes Toi l'arpenteur...
-
Le chant de l'herbe
C'est dans l'humilité de l'herbe que se trouvent la grandeur du monde, l'éclat de sa lumière, le bonheur ou la douleur des insectes. Elle perpétue le devoir de vivre, l'écho sans cri du soleil. Le même souffle irrigue la rosée du matin et la mousse des...